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Quilombo Kalunga

Kalunga, mémoire vivante du Cerrado

À cheval sur les communes de Cavalcante, Teresina de Goiás et Monte Alegre, s’étend l’une des plus vastes réserves quilombolas du Brésil : le territoire Kalunga, reconnu officiellement depuis les années 1990. Ce peuple, descendant d’Africains réduits en esclavage, s’est réfugié dans les replis inaccessibles de la Chapada dos Veadeiros pour survivre, résister et réinventer sa liberté.

Aujourd’hui, les Kalungas du Nordeste goiano sont les gardiens discrets d’un patrimoine humain, écologique et spirituel d’une richesse inestimable. Leur lien au Cerrado est ancestral : ils en connaissent les plantes, les cycles, les chemins d’eau, les récits fondateurs. Leur territoire est l’un des derniers sanctuaires de biodiversité encore vivants.

Là où la conscience s’est éveillée

C’est au cœur du territoire Kalunga qu’est née, en 2011, l’intuition fondatrice de ce qui allait devenir ABRAM. L’association n’existait pas encore, mais la rencontre avec les Kalungas a tout déclenché : elle a fait surgir une évidence simple et forte —

Prendre soin du Cerrado, c’est d’abord prendre soin de celles et ceux qui en sont les premiers habitants.

Cette prise de conscience, nourrie par l’écoute, l’admiration et la gratitude, a jeté les bases de l’engagement futur d’ABRAM : agir pour l’environnement en soutenant la vie humaine qui y est enracinée, et non en la dissociant.

Une alliance de respect et de solidarité

Depuis lors, les Kalungas occupent une place centrale dans la mémoire et l’action d’ABRAM. Leurs villages ont accueilli les premiers volontaires, leurs histoires ont inspiré nos récits, leurs savoirs ont guidé nos choix. Nous continuons à apprendre d’eux, dans un esprit de respect réciproque, sans ingérence ni récupération.

Les projets que nous développons à leurs côtés — qu’ils soient agroécologiques, éducatifs ou culturels — sont d’abord des chemins de relation. Car c’est ainsi que tout a commencé : par un chemin, une rencontre, une reconnaissance.

Un peuple, un territoire, un enseignement

Le Quilombo Kalunga nous enseigne que résister, c’est aussi préserver, transmettre et créer.

En soutenant leurs droits, en valorisant leurs savoirs, en protégeant leurs terres, nous défendons plus qu’un territoire :

Nous défendons une manière de vivre, un rapport au monde, une espérance pour demain.