Force ancienne de la terre
Au nord de l’État de Goiás, au cœur du Brésil central, s’élève un plateau millénaire : la Chapada dos Veadeiros. Classée Patrimoine naturel mondial de l’humanité par l’UNESCO, elle est un sanctuaire de biodiversité, d’eaux cristallines, de formations géologiques rares et de mystères encore vivants.
La Chapada, c’est la force tellurique à l’état brut : chutes d’eau vertigineuses, quartz étincelants, sentiers anciens sillonnant les montagnes, zones de cerrado encore préservées. C’est une terre de contrastes : rude et tendre, sèche et jaillissante, silencieuse et pleine de voix.
Une mosaïque naturelle et humaine
Le territoire de la Chapada ne se limite pas à sa beauté naturelle : il abrite des peuples, des communautés, des savoirs et des luttes. Quilombolas, agriculteurs familiaux, peuples autochtones, néo-ruraux et chercheurs de sens s’y croisent et s’y relient.
Ce qui les unit ? Le désir de vivre autrement, en respectant les rythmes du vivant.
La Chapada est aujourd’hui un territoire convoité, soumis à des pressions touristiques, foncières et écologiques croissantes. Mais elle résiste — par les gestes quotidiens de ses habitants, par la vigilance de ses défenseurs, et par les alliances tissées sur place.
Là où germe une vision
C’est en parcourant les chemins de la Chapada, en y vivant des expériences profondes d’écoute, de rencontre et de confrontation à l’essentiel, qu’est née une vision :
Et si l’engagement pour la planète passait par des actions locales, enracinées, justes et durables ?
Cette question a marqué un tournant. Elle a orienté les premiers pas de ce qui allait devenir ABRAM, bien avant que l’association ne voie le jour au Luxembourg.
Depuis, la Chapada reste une source d’inspiration permanente, un lieu d’ancrage et de passage pour nombre de nos projets, volontaires et partenaires.
Un territoire à respecter, pas à conquérir
La Chapada ne se laisse pas consommer.
Elle s’apprend. Elle s’écoute. Elle s’honore.
Elle rappelle à chacun qu’il ne suffit pas de visiter un lieu : il faut en devenir digne. Et qu’un monde plus juste commence toujours par un territoire qu’on apprend à connaître, à aimer, à défendre.



